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Espace de vente

Pop-up Stores : opportunités, risques et aspects juridiques

Les pop-up stores sont plus qu'une tendance : elles constituent une stratégie intelligente pour les marques qui souhaitent utiliser des espaces de manière flexible.

Écrit par
Remo Stahl
Publié le
23 février 2026

Les pop-up stores connaissent une popularité croissante en Suisse, tant auprès des marques établies que des start-ups et des entreprises créatives. Ils offrent une possibilité flexible de présenter temporairement des produits ou des services, de tester de nouveaux emplacements et de se rapprocher de la clientèle sans s'engager dans un bail à long terme. Mais ce concept comporte également des défis : la durée de location est courte, les coûts de montage et de démontage sont élevés et les conditions juridiques – du contrat de location à court terme à l'autorisation d'exploitation du magasin – doivent être soigneusement clarifiées. Dans cet article, tu découvriras les opportunités offertes par les pop-up stores, les points à prendre en compte en tant que locataire ou bailleur et comment mettre en œuvre ce concept avec succès.

 

 

Qu'est-ce qu'un pop-up store ?

Le terme « pop-up store » vient de l'anglais et désigne un magasin temporaire ouvert pendant une période limitée, parfois seulement un week-end, parfois plusieurs mois. L'idée derrière ce concept est simple, mais efficace : au lieu de s'engager à long terme dans un local, vous utilisez un emplacement de manière ciblée pour un objectif précis, une saison ou une campagne.

 

Les pop-up stores s'installent dans des locaux commerciaux vacants, sur les marchés, dans les gares, dans les centres commerciaux, dans des galeries ou même dans des bâtiments industriels reconvertis. Dans des villes comme Zurich, Bâle, Genève ou Berne, un écosystème actif s'est développé autour des surfaces commerciales temporaires : les bailleurs sont de plus en plus ouverts aux locations à court terme, car cela leur permet d'exploiter de manière judicieuse les surfaces vacantes.

 

 

Les opportunités : pourquoi les pop-up stores sont-ils si attractifs ?

Pour les locataires, le principal avantage est évident : la flexibilité. Vous pouvez tester un emplacement sans vous engager pour plusieurs années. Cela est particulièrement intéressant pour les entreprises qui souhaitent conquérir un nouveau marché ou une nouvelle ville sans louer immédiatement un local commercial fixe.

 

À cela s'ajoute l'effet marketing. Les pop-up stores attirent l'attention : ils sont par définition limités dans le temps, ce qui crée un certain sentiment d'urgence et d'exclusivité. Les clients viennent parce qu'ils savent que s'ils arrivent trop tard, ils passeront à côté. Cet effet FOMO (« Fear of Missing Out », ou peur de passer à côté) est un outil de communication délibéré pour de nombreuses marques.

 

Pour les bailleurs, les baux temporaires offrent la possibilité d'activer des surfaces inoccupées et de générer des revenus, au moins à court terme. En même temps, ils peuvent ainsi faire connaissance avec des locataires potentiels à long terme – de nombreux concepts de pop-up stores couronnés de succès débouchent sur un bail permanent.

 

Les pop-up stores jouent également un rôle positif du point de vue du développement urbain : ils dynamisent les centres-villes, remplissent les vitrines inutilisées et diversifient l'offre dans les rues commerçantes. C'est pourquoi les communes et les villes encouragent parfois activement ce type de concepts.

 

 

Les risques : ce qu'il ne faut pas sous-estimer

Aussi attrayant que puisse paraître le concept, il existe des risques réels que tu dois connaître avant d'ouvrir ou de louer un magasin éphémère.

 

Coûts opérationnels élevés

Un pop-up store doit être monté et démonté en peu de temps. Cela implique une gestion intensive de l'aménagement du magasin, une logistique rapide et souvent des coûts d'aménagement considérables, pour une période qui ne dure parfois que quelques semaines. Si la durée d'exploitation est trop courte pour amortir les coûts d'investissement, le projet peut rapidement devenir une opération financière déficitaire.

 

Dépendance à l'emplacement

Le succès d'un pop-up store dépend fortement de son emplacement. Une forte fréquentation piétonne est déterminante, mais c'est précisément dans ces endroits que les locations à court terme sont souvent plus chères et plus difficiles à trouver. Si vous vous installez dans un endroit peu fréquenté, vous risquez de ne pas obtenir l'attention escomptée.

 

Incertitude des deux côtés

Pour les bailleurs, la location à court terme comporte une incertitude en matière de planification : le locataire peut rapidement partir et l'espace se retrouve à nouveau vide. De plus, des dommages peuvent être causés au bien immobilier lorsque les locataires emménagent et déménagent rapidement. Il est donc indispensable de disposer de dispositions contractuelles claires.

 

 

Aspects juridiques : ce que vous devez savoir en Suisse

Le cadre juridique est un sujet central que beaucoup de personnes intéressées sous-estiment. C'est précisément parce que les baux semblent à court terme et informels que l'on a souvent l'impression qu'il n'est pas nécessaire de se soucier des détails. C'est une erreur.

 

Le contrat de location

Même dans le cas d'un bail temporaire, le Code des obligations (CO) s'applique en Suisse. Les contrats de location commerciaux sont moins strictement réglementés dans le CO que les contrats de location résidentiels, mais ils offrent néanmoins une protection aux deux parties. Un contrat écrit est fortement recommandé, même pour les baux de courte durée. Il doit notamment préciser la durée exacte du bail, le montant du loyer, les charges, l'état du bien lors de la remise et les obligations de restitution.

 

Pour les baux de très courte durée (quelques jours ou semaines), on utilise souvent un accord d'utilisation ou un contrat de licence à la place d'un bail classique. Ces formes peuvent être conçues de manière plus flexible et sont en partie soumises à d'autres dispositions légales. Il est utile de demander conseil à un juriste à ce sujet dès le début.

 

Autorisations et conditions d'exploitation

Selon la commune et le canton, l'exploitation d'un pop-up store peut nécessiter une autorisation commerciale, une autorisation d'utilisation spéciale ou au moins une obligation de déclaration. Par exemple, si vous souhaitez exploiter un magasin temporaire dans un espace public ou dans une zone piétonne, vous devez généralement obtenir une autorisation de la commune compétente.

 

La zone d'utilisation du bien immobilier est également importante : le local commercial est-il destiné à un usage commercial ? Peut-il accueillir du public ? Ces questions doivent être clarifiées avant le début de la location, idéalement directement avec le bailleur et auprès de l'autorité compétente en matière de construction.

 

Assurances

Même pour une exploitation de courte durée, les assurances ne sont pas une option facultative. Une assurance responsabilité civile professionnelle est recommandée pour couvrir les dommages causés à des tiers. Si vous stockez des marchandises ou du matériel sur place, il convient également d'envisager une assurance contenu. L'assurance bâtiment est généralement à la charge du bailleur, mais là encore, en cas de doute, il convient de clarifier par écrit qui est responsable de quoi.

 

Aspects fiscaux

Les pop-up stores sont en principe traités fiscalement comme n'importe quel autre point de vente. Cela signifie que les ventes doivent être correctement comptabilisées, que la TVA doit être déclarée (si vous êtes assujetti à la TVA) et que les recettes provenant de l'exploitation temporaire sont intégrées dans les comptes de votre entreprise. Si vous exploitez votre premier pop-up store à titre d'essai, vous devez également vérifier s'il s'agit déjà d'une activité commerciale soumise à des obligations d'enregistrement.

 

 

Conseils pour une mise en œuvre réussie d'un pop-up store

Pour que votre pop-up store ne reste pas seulement un beau concept, mais fonctionne également dans la pratique, il existe plusieurs approches éprouvées. Premièrement : définissez des objectifs clairs avant de vous lancer. Souhaitez-vous vendre, être visible, recueillir les commentaires des clients ou tester un marché ? Plus votre objectif est clair, mieux vous pourrez adapter l'emplacement, la durée et le budget en conséquence.

 

Deuxièmement : investissez dans la préparation. Une boutique éphémère mise en place à la hâte, sans concept clair, sans autorisations et sans personnel suffisant, est vouée à l'échec. Prévoyez un délai de préparation, non seulement pour l'aménagement, mais aussi pour la communication. Les réseaux sociaux, les médias locaux et votre réseau existant sont vos principaux canaux pour attirer l'attention.

 

Troisièmement : choisissez le bon emplacement. Un emplacement pop-up adapté n'est pas n'importe quel local commercial : il doit correspondre à votre marque, avoir suffisamment de clientèle de passage, être facilement accessible et offrir l'équipement technique de base dont vous avez besoin (électricité, Internet, caisse enregistreuse si nécessaire). Sur maison.work, vous trouverez des locaux commerciaux en Suisse qui conviennent également à une utilisation temporaire.

 

 

Conclusion : les pop-up stores comme outil stratégique

Les pop-up stores ne sont pas une solution miracle, mais ils constituent un outil puissant lorsqu'ils sont utilisés à bon escient. Ils offrent une grande flexibilité, créent de la visibilité et peuvent servir de tremplin pour une présence à long terme. En même temps, ils nécessitent une planification minutieuse, des contrats clairs et une bonne compréhension du cadre juridique en Suisse.

 

Que vous soyez une entreprise qui envisage d'ouvrir son premier pop-up store ou un propriétaire souhaitant louer temporairement un espace, la clé du succès réside dans la préparation et une bonne compréhension mutuelle. Et c'est précisément là que maison.work peut vous aider : en tant que plateforme qui met en relation les espaces commerciaux et les utilisateurs appropriés.

 

Remarque : cet article est fourni à titre d'information générale et ne remplace pas un conseil juridique individuel. Pour toute question juridique spécifique, nous vous recommandons de consulter un spécialiste.